Savoir être sur la même longueur d’ondes que son client !

Savoir écouter

Qui ne s’est jamais senti incompris face à un vendeur qui ne réagissait pas correctement à nos attentes ? Métaphoriquement parlant, c’est comme si nous demandions un élément jaune, et que le vendeur nous répondait bleu. Ainsi, il est clair que l’incompréhension peut ruiner un acte d’achat si l’acheteur ne se sent pas en phase avec son interlocuteur (tournure sympathique pour exprimer le sentiment d’être pris pour un imbécile). Il me semble que la relation client est à la racine de toute activité de vente.

Comprendre le client, identifier ses attentes, mettre en lumière ses peurs, c’est en tout cas la mission que je me donne en tant qu’apporteuse de solutions à un besoin. D’où vient ce besoin ? Comment évolue-t-il ? Quelle place occupe-t-il dans la vie de mes clients ? Et surtout, dans quel état d’esprit sont les prospects qui viennent me voir ? L’écoute est indispensable pour qu’une relation saine se mette en place progressivement.

Savoir conseiller

Une fois le besoin cerné, je dois pouvoir jongler entre plusieurs paramètres qui seront vecteur de réussite ou d’échec. Premièrement, il est fondamental que mon client ne se sente pas pris au piège par mon travail. Certes, je propose un cadre dans la relation, j’explique mes choix créatifs, mais si le client n’aime pas, il n’aime pas. J’apporte mon expertise, mes conseils, mon opinion, mais jamais je n’impose ! Et ce pour une bonne raison. La plupart des clients ont des craintes plus ou moins développées par rapport au produit final : est-ce que ça va me plaire ? est-ce qu’elle va m’écouter ? est-ce qu’elle va savoir exprimer ce que j’ai en tête ? Si je l’oblige, la confiance sera rompue, et ses craintes n’en seront qu’amplifiées.

Etre capable de rassurer lorqu’il le faut représente un point non négligeable. Evidemment, il faut également savoir prendre des décisions quand cela est nécessaire. Mais ne pas brusquer le client, le laisser « digérer » l’avancement de son projet est extrêmement bénéfique pour lui. Car n’oublions pas que si pour nous, graphistes, cela représente notre quotidien, pour nos clients, cela devient du concret et un grand pas en avant pour eux.

Savoir être soi-même !

Enfin, quelque soit le projet, j’essaye de ne pas perdre de vue une chose essentielle : ce petit plus qui constitue le sel de ma personnalité. Si je m’efforce d’appliquer tout ce que vous venez de lire, je n’en oublie pas pour autant d’être moi-même. Car finalement c’est bien pour cela que j’ai été choisie. Au-delà de mon univers créatif et de mon portfolio, le prospect est devenu client car il a ressenti un bon feeling entre lui et moi. Il est donc impératif d’alimenter cette relation, mais pas au détriment de ce que je suis. Cela ne rendrait service ni au client, car le rendu final serait dépourvu de sens, ni à moi-même, car je ne sortirais pas grandie de cette expérience.

Vous l’aurez compris, le caractère émotionnel de la relation n’est donc pas à prendre à la légère. En effet, le capital sympathie que dégage un graphiste est au moins autant important que ses compétences graphiques ! Etre dans le respect, la diplomatie et l’acceptation de la divergence de point de vue me permet de créer du lien et de satisfaire mes clients.

Donc créative oui, mais emplie d’ondes positives avant tout !