Tailler sa créativité !

Quand la créativité n’est plus une force, mais un besoin

A l’ère incontestable de la mondialisation, nous avons tous reçu pour mission divine d’utiliser notre créativité au service du plus grand nombre, et ce quel que soit le corps de métier auquel nous appartenons.

Ainsi, nous utilisons tous, tous les jours, une bonne dose d’imagination pour nous sortir de situations délicates, ou au contraire pour faire naître des opportunités. Mais que se passe-t-il lorsque le syndrome de la page blanche nous envahit et que nous ne savons plus dans quelle direction aller ?

Beaucoup s’emploient régulièrement à se forcer à trouver quelque chose de révolutionnaire pour marquer les esprits, faire le buzz, contenter son patron. Rappelons quand même que la machine à produire des idées n’a pas encore été inventée, et qu’a priori, ce ne sera pas pour tout de suite. Nous devrons donc nous en remettre à notre bon vieux cerveau (une valeur sûre !). Cependant, pour que la magie opère et que notre esprit aboutisse à une idée correcte, il me semble qu’il faut tout de même se mettre dans de certaines dispositions.

L’esprit ouvert tourné vers une seule direction

L’image du créatif se tournant les pouces en attendant que la créativité lui tombe dessus est, vous vous en doutez, complètement erronée. La créativité est quelque chose qui se travaille au quotidien à travers tout ce que nous faisons. Cela signifie être curieux, s’intéresser et surtout laisser son esprit libre de faire des connexions entre toutes les informations collectées. Néanmoins, une bonne idée ne peut prendre forme qu’en suivant une ligne directrice. Imaginer grand, oui, mais en répondant à un besoin, c’est mieux. L’idée aura beau être merveilleuse, totalement déjantée et appartenant à la catégorie du fameux « jamais vu », si au final, on ne peut l’appliquer à absolument rien, sa valeur en sera considérablement diminuée.

C’est pourquoi la créativité doit s’inscrire dans un contexte pour qu’elle soit pertinente. L’objectif n’est pas de restreindre, mais bien de mettre à profit. En gardant à l’esprit quelques paramètres tout au long de la réflexion, le résultat n’en sera que plus précis. Une fois le chemin suivi clairement établi, nous pouvons explorer de nouvelles perspectives et former de nouveaux points de vue. C’est là que la spontanéité et l’instinct font leur grande entrée. Etre à l’écoute de soi et aller au bout de ses idées sont deux outils qui permettent aux créatifs de développer des projets qui cartonnent.

C’est l’histoire de la créativité

A ce stade de la création, je dirais que l’obstacle le plus récurrent est la peur de se tromper. Bien que douter soit relativement sain dans un processus de création (car il permet de mettre en évidence les idées non concluantes), cela ne doit en rien guider le créatif. Savoir de quoi on est capable et connaître ses limites diminuent grandement ce sentiment d’insécurité. Cela peut paraître banal, mais se faire confiance reste l’une des meilleures façons de proposer quelque chose d’exceptionnel (ça et un travail acharné, mais je vais laisser ce point de côté pour le moment). En réalité, il ne tient qu’à nous de nous hisser jusqu’au succès.

Pour cela, beaucoup vous diront que la meilleure façon de parvenir à ses fins, c’est de raconter une histoire. C’est le moment de se rappeler ses cours de français car il va falloir créer des personnages, quelques péripéties, et peut-être même, une fin heureuse. En tout cas, quelque soit le contexte, si le créatif est capable de vous enchanter en narrant son concept, le pari est déjà à moitié remporté. En effet, lorsque le récit à lui seul vous transporte dans un univers parallèle, semblable au nôtre, l’imagination permet de donner du réel à quelque chose d’abstrait.

Supercalifragilisticexpialidocious !